Dissertation crise economique 2008

Publicado em Agosto 2017

Il va dont entraîner une accélération des processus de restauration de la rentabilité du capital autant que d’accélération des mécanismes d’abaissement des coûts salariaux entraînant à son tour dissertation crise economique 2008 un affaiblissement de la base productive américaine glissant toujours plus dans les services au détriment de l’industrie. L’essor de la dérégulation est proportionnelle à l’affaiblissement de la base productive qui confère au système financier un rôle économique accru dans les échanges entre les USA et le monde. 3° La sous-production effective de richesse, se traduisant par une surconsommation de produit étrangers, conduit à une sur-consommation croissante d’épargne étrangère qui induit une surcroissance de l’économie non financière et une impression de dynamisme économique très fort. Pour autant, cette reprise est illusoire. La rentabilité du capital intimement liée au niveau des coûts du travail est devenu inséparables de biens de consommation importée que les USA vont consommer en volume croissant sans offrir de contrepartie suffisante : les services s’exportent mal. Les USA – et plus largement l’ensemble des pays de la zone atlantique – ne pourront retrouver des croissances saines qu’à condition de mettre un frein aux dumpings financiers, fiscaux, sociaux et environnementaux que les pays émergeants pratiquent sans vergogne. On peut considérer, comme d’ailleurs bon nombre d’Islandais aujourd’hui, que l’effondrement du système financier islandais est venu du fait qu’il était surdimensionné par rapport à la taille de l’économie du pays. L’interdiction de ce débat et la stigmatisation de ces thèses est intimement liée aux phénomènes que nous avons examinés dans ce post. Bien au contraire. Il y a corrélation nette de la baisse du PIB avec le ralentissement de la dépense publique au T-1 et T-2 2011. C’est le système financier qui va jouer le rôle de correctif autant que de facteur de crise de plus dissertation crise economique 2008 en plus menaçant. Le soutien à la demande s’accompagne donc nécessairement d’une décrue très lente du nombre des sans-emplois ou des salariés occupant un emploi à mi-temps sous la pression de la crise. Les années 70 sont donc aux USA une période de stagflation dont les modalités d’échappée vont générer une nouvelle phase d’expansion dont nous voyons la fin. En effet la correction réalisée par la crise aligne inexorablement le PIB sur les capacités réelles de création de valeur. Il conduit directement à la crise. Vous évoquez le protectionnisme, mais de quelle façon ? Une croissance dans les déséquilibres n’a pas de capacité a se rééquilibrer toute seule. Qui plus est la logique de recherche de restauration des marges et de gains de productivité à pour effet paradoxal une augmentation des capacités brutes de productions auxquels fait défaut un réel débouché assuré auparavant par la surconsommation des ménages. 4. C’est pourquoi j’emploie le terme d' »hyperpuissance » que les médias américains jugent agressif en raison de la connotation pathologique d' »hyper », alors qu’il n’est que descriptif » Le problème de cette définition est que trois des fondements de la puissance, noté a, b, c sont objectivement en crise profonde. Le développement du marché n’est pas entravé quand les économies négocient leur degré d’ouverture en fonction de leurs intérêts économiques, financiers, fiscaux et sociaux. Ce scénario a été publié le 15 Janvier 2006 dans le GlobalEurope Anticipation Bulletin N°1 , à un moment où la quasi-unanimité des experts croyaient en la force durable du Dollar, la supériorité structurelle de l’économie américaine, l’innocuité des déficits US, à la solidité de l’OTAN et de l’axe transatlantique et à la capacité militaire et diplomatique US de gérer au mieux l’occupation de l’Irak, la crise nucléaire avec l’Iran et le cas nord-coréen. Dans le modèle de croissance américaine l’inégalité de revenu est compensée par une valorisation des patrimoines socialement bien différenciée. Vous n’avez pas, en tant que blogueurs, d’éditeur qui ferait ce travail de dissertation crise economique 2008 relecture. On peut estimer que durant la décennie précédant la crise (1998-2007), le PIB des USA a été surévalué de 6-8 %. Notre chronologie reconstitue l'enchaînement des événements. Ce mécanisme de propagation des transactions de cession et d’achat pouvant se reproduire à l’infini, ne pourrait-on pas parler de «finance de la contagion» ? Faut-il s’en étonner ? Tel est le drame de l’administration Obama. Sous l’action d’un marché national très concurrentiel et de la pression des produits importés, la polarisation des revenus issus du travail va bénéficier aux Américains aisés. Nous avons tous (y compris les chinois) trop à perdre à un effondrement généralisé. Au-delà s’amorceront les crises de nouveau régime marquées par les capacités de charge limitées de la planète. Toutes les places mondiales de la finance ont plongé dans le noir lundi 17 mars 2008, suite à l’opération de sauvetage entreprise par la Federal Reserve (Fed) au profit de la cinquième banque d’affaires américaine Bear Stearns. Les écarts que nous avons noté ont la particularité d’entraîner mécaniquement une hausse régulière de la valeur des actifs : cette hausse est augmentée de la part d’épargne importée entrant dans le système de crédit, elle est encore plus forte quand le système financier génère du surcrédit. La reprise n’en est pas plus certaine, la stagnation probable, la récession possible, l’effondrement général envisageable. A la tête de la Fed se trouve un économiste aguerri qui a étudié, scruté et sérié pendant des années les causes et faits qui ont entraîné l’économie américaine dans la grande faillite de 1929. La politique d’aide à la demande et d’aide à l’investissement sans les mécanismes de surcroissance ont pour effet final de réclamer de la dépense publique l’entretien d’un niveau de demande que l’économie réelle est hors d’Etat de fournir. La supériorité stratégique ou tactique de l’armée israélienne est donc désormais durablement confrontée à un défi particulièrement complexe à relever. Un ralentissement marqué des déficits publics, une politique de rigueur excessive pourraient précipiter les USA dans une crise d’une intensité au moins égale à la crise de l’hiver 2008-2009. Je trouve cela dommage car cela nuit au travail de fond accompli et ne permet pas à votre travail d’avoir le retentissement qu’il mérite. 1979 - Invasion de l’Afghanistan par l’URSS, suivie directement de la perte définitive de son prestige de “protecteur” du Tiers-Monde face au Premier monde (l’Occident) et de la constatation directe de l’inaptitude de l’Armée Rouge à maîtriser et régler le conflit généré par cette invasion. Pour le dire autrement l’investissement productif, l’accumulation du capital nationale ne sont plus des priorités. I already sent a complaint to « la Vie Economique » for not putting my i) name, and my ii) picture as they are accustomed to do it for their partners in their online version, called « Débats & Chroniques ». Cette dérégulation permet dès les années 80 au système financier d’agir de manière complexe. L’épargne est la frustration d’une jouissance immédiate ; pour une économie nationale elle est le moyen de couvrir les investissements qui sont inversement proportionnels au niveau de consommation du revenu constitué des dividendes et intérêts versés, des revenus salariaux directs et indirects, des revenus de la propriété des entreprises accaparés par les personnes privées…Sur-consommer et réussir à couvrir les investissements nationaux en important de l’épargne de l’étranger, c’est pour les Américains s’écarter des vertus de l’abstinence qui fonde collectivement un régime sain d’accumulation du capital. Le géant a des pieds d’argile. Le métabolisme général de l’économie est en effet devenu inséparable d’une consommation de biens matériels produits hors des USA. En définitive, la reprise de confiance chez les acteurs et le redémarrage de la croissance sont une question de temps. La stagnation s’est accompagnée d’une inflation résultant d’une course de fond entre niveau des prix et des salaires et profitabilité du capital, la stagnation d’un marché des biens de consommation arrivé à maturité créant de surcroît une forte tension sur les débouchés. Du coup, le modele ancien s’est transplanté en Asie, continent qui ne finance pas encore les coûts gigantesques de les retraites et la médicalisation d’une partie croissante de la population, et le grand siphonnage a commencé ne faisant que s’accélérer. Les choix qui ont été faits font des USA une économie de moins en moins créatrice de richesse. Nous ne voulons pas dans ce post reprendre une analyse que nous avons développé dans les panoramas de l’économie américaine parus sur ce blog en juillet-août 2011. Ce post tente d’articuler ce risque de dépression et la croissance de la dette souveraine qui est une réponse – sans doute désespérée – à la crise. En conclusion, nous nous contenterons de proposer quelques hypothèses sur les évolutions prévisibles de l’économie américaine. Quelle dommage, un homme si fin. Les opérations de QE1 et de QE2 de la FED ont joué un très faible rôle sur l’économie réelle : tel n’était pas leur objectif. C’est ce qui s’est passé en 2008, la crise du crédit n’a été que l’occasion de cette correction dont la logique générale est dépressive. Les ménages américains fortunés ont intérêt à entretenir l’illusion d’une sortie de crise rapide que colportent leurs petits commis : politiciens, journalistes et faiseurs d’opinion profitant grassement du système. La machine économique se met alors à turbiner à toute vitesse. 2001-2003 – Attaques terroristes sur New York et Washington mettant fin au mythe de l’invulnérabilité dissertation crise economique 2008 du territoire des Etats-Unis, et lancement de l’invasion de l’Irak conduisant à la perte du leadership moral acquis ces dernières décennies et démontrant l’incapacité de l’armée US à maitriser et régler le conflit généré par cette invasion. Je suis presque convaincu que tous les déséquilibres que vous décrivez se résoudront d’eux même, mécaniquement et fatalement, sous la forme d’un changement majeur: le changement de valeur de la monnaie, la chute de la valeur du USD, la fin du dollar en tant que monnaie de réserve internationale. Amorcée par la crise de rentabilité du capitalisme américain de la fin des années 60, les années 70 ont été marquées aux USA par un ralentissement de la productivité et une baisse des profits. C’est à vos lecteurs de le faire. Je sais aussi d’expérience qu’il n’est pas toujours facile de prendre du recul sur ses écrits. Hypothèse 4 : Une “super-puissance” ne peut pas durablement voir sa crédibilité externe (attractivité culturelle, morale, intellectuelle et puissance militaire) et sa crédibilité interne (légitimité institutionnelle, aptitude à incarner son propre discours) s’amenuiser fortement sans voir assez rapidement le fondement même de sa puissance et de son influence remis en cause. Nous retrouvons les effets correcteurs d’une crise devant aller jusqu’à son terme pour modifier les règles du jeu. Nous sommes typiquement dans la situation d’une économie nationale rentière du système financier globalisé dont elle s’est instituée le centre. Bern Berbanke s’est inspiré, dans sa démarche courageuse et volontariste, des déboires engendrés par la crise de 1929. Là aussi, la puissance militaire potentielle pure ne mesure pas nécessairement la capacité politique réelle. Ce sont ces mêmes mécanismes qui jouent aujourd’hui contre la croissance, ils sont simplement en phase de précipiter l’économie américaine dans une récession nouvelle, voire une dépression. La crise est une crise de surendettement généralisé qui se manifeste par un incident ponctuel de crédit – les subprimes – aux effets nécessairement disproportionnés : tout le système entre en turbulence avec pour effet un amorçage de contraction-dépression que les pouvoirs publics (FED & Trésor) vont contrer en catastrophe. Les résultats de ses stimuli fiscaux ont été plus que mitigés. Pour ne rien arranger, la crise après 1973 se traduit par une dégradation du marché de l’emploi. Pour remédier à cette dégradation relative des salaires dans le revenu national, l’ouverture des marchés va se combiner avec un abaissement des coûts des biens de consommation importés. L’effondrement des valeurs patrimoniales entretenue par un double crédit – crédit extérieur et surcrédit – survient brusquement car l’ensemble des mécanismes à la base de leur élévation se dissocie brusquement. Il se conjugue pour l’instant avec une augmentation de la productivité et des capacités de production qui peuvent plaire aux analystes financiers. Par ailleurs, anticipant des situations de complications majeures provoquées par la crise de confiance qui sévit dans les secteurs de la finance, un pool de banques centrales internationales (the Federal Reserve, the Bank of England, the European Central Bank) conduit actuellement une série de manœuvres salvatrices (rescuing from bankruptcy) au profit du système bancaire se rapportant au rachat conjoint des mortgage backed securities» (MBS) qui sont des produits basés sur les crédits immobiliers. Il faudra aussi donner de cette ruée collective vers le risque souverain une intelligence différenciée. On assiste aujourd’hui à une crise de confiance aiguë vis-à-vis des valeurs bancaires. Les structures de la croissance autant que les réalités de la production autonome de valeur de l’économie américaine ne peuvent que ruiner cette politique. C’est l’Amérique vendue par les idéologues de services qui se contentent de l’apparence des choses, le PIB et les études de marchés montrent en effet une économie en expansion continue. S&P a dit tout fort ce que les marchés murmurent déjà, la crise de ce mois d’août 2011 indique qu’un Krach général est maintenant possible. Nous voudrions remettre ce fiasco de l’administration Obama en perspective historique. C’est demander au crédit extérieur ou à l’épargne importée de financer gratuitement une jouissance immédiate. C’est paradoxal, mais une économie financiarisée, procédant dans les déséquilibres, finit par s’aveugler sur son niveau de développement économique. C’est logique, il n’y en a pas. Si les crédits subprimes accordés au départ de l’opération de crédit au client initial est faite par les banques d’investissement elles-mêmes, ces crédits sont, dans leur majorité, cédés par ces banques à des entités dédiées appelées «special purpose vehicle» (SPV). La crise est en train de produire une correction massive des excès du capitalisme américain. Le processus à l’oeuvre est explosif, la dépense publique ne fait que l’occulter et le différer. Ce qui est devenu prioritaire, c’est une régulation de l’économie nationale mettant les échanges commerciaux au service d’une économie dont les équilibres retrouvés sont globalisés. Le risque est évidemment que la dégradation de la crédibilité financière du pays ne finisse pas être atteinte. Certes, les dépenses de l’Armée pèsent lourd sur le budget des USA. Si ces talents s’expriment, la déchéance relative des USA et de l’Europe en vaudra la peine… un bien pour un mal. La reprise a été attendue, tout indique qu’elle the color of water essay ne viendra pas. Puisque l’investissement est pour partie gratuit, puisque l’épargne n’est jamais nationalement payante, puisque le coût de l’épargne devient insensible (elle est produite en partie ailleurs), alors le système financier peut opérer en son sein un basculement historique : faire commerce d’un argent qu’il n’a pas et générer nationalement un surcrédit existant d’abord dans la sphère financière (Emprunt et prêt du marché financier), ensuite dans la sphère de l’économie réelle sous forme de surendettement croissant des acteurs économiques. C’est engager l’Etat fédéral et toute la société américaine dans une coûteuse impasse dont le dénouement pourrait être tragique. Mais d’un point de vue global, l’investissement joue contre la croissance et contre l’efficacité économique d’une forte demande des ménages, il contribue encore à creuser les déficits publics puisque le niveau de la demande est soutenu par les transferts sociaux, les emprunts du trésor pour le compte de tiers, des remises d’impôt… Si le chômage reste élevé et que la demande est soutenue artificiellement par la dépense publique, alors un arrêt de la dépense entraînera les entreprises américaines dans une crise de suraccumulation relative et de sous-consommation accrue des ménages. Le prix dissertation crise economique 2008 de cession a d’ailleurs suscité une révolte interne de l’ensemble de ses cadres actionnaires. Relancer la consommation pose un problème de fonds si l’on tient compte du phénomène de surcroissance de l’économie américaine. La crise a commencé à ramener les prix immobiliers à un niveau compatible avec les capacités de financement des ménages, c’est-à-dire avec la richesse des USA. 1. Peu ou prou les américains ont un intérêt national a se bercer de l’illusion que tout pourrait continuer comme avant après une crise purgative. GEAB N°5) qui correspondra à la pérennisation des nouveaux équilibres du système mondial. A moins bien sur, que la menace d’un conflit armé comme en 1938, fasse accepter la potion amère à une population anxieuse de perdre le peu qu’il lui reste : sa vie, son maigre confort, et son illusion de liberté. La réponse est positive en raison de blocages politiques, économiques idéologiques et sociaux rendant des scénarii de sortie de crise peu probables. Le système financier va permettre à l’idéologie spontanée des marchés – le libéralisme primaire – de s’imposer essay writing service news à tout et à tous. L’état fédéral doit se substituer à eux en organisation des transferts sociaux pour soutenir la demande De même est-il difficile d’obtenir une baisse rapide du chômage, la montée dissertation crise economique 2008 du chômage et la dégradation de l’emploi sont l’expression d’un niveau d’emploi artificiel, c’est-à-dire d’une surcroissance de l’économie. Les obligations CDO tombent dans le jeu de la négociation et se trouvent acquises par d’autres entités appelées CDO2 et ainsi de suite jusqu’à l’infini. Malheureusement la Vie Economique n’a pas jusqu’à ce jour corriqé l’erreur. Partie des États-Unis et de la fragilité des crédits immobiliers octroyés aux ménages américains les plus modestes, la crise financière s'est propagée à l'économie réelle, quasi simultanément dans le monde entier. Dans une économie en surcroissance, la hausse de la productivité se faisait à niveau d’emploi croissant en raison même du caractère artificiel de la croissance, le partage de la valeur restait défavorables au travail Dans une économie en stagnation – pour ne pas dire en contraction réelle – les mécanisme à l’œuvre font jouer la productivité contre l’emploi alors que les conditions de partage de la valeur ajouté sont plus défavorables aux salaires et au niveau d’emploi. Il faut dire à se décharge que dans un premier temps, le système financier va créer de l’expansion en encourageant le déséquilibre fonctionnel des comptes extérieurs du pays avec le concours du dollar, véhicule monétaire du déclin relatif du pays. La perte de la base industrielle du pays va avoir pour effet paradoxal de la transformer lentement en économie consommatrice de produits étrangers et d’épargne étrangère, ces deux consommations vont masquer l’appauvrissement relatif du pays dont la base de production de richesse est en déclin relatif. L’élévation de la valeur des patrimoines sans abstinence est alors le signe évident que la croissance se fait de plus en plus sur la base d’un crédit extérieur croissant. Prise de conscience par de nombreux Russes et une large majorité des pays “satellites” de l’obsolescence du pouvoir soviétique et de son désintérêt pour son propre peuple. L’érection du système financier au-dessus de la société porte un nom : la dérégulation. L’ouverture des marchés va abaisser le coût des importations avec un effet plus sensible sur le secteur commercial que sur le secteur industriel. L’inflation qui en résulte « efface » les dettes, « empêche » les importations, force à repenser le système de production de valeur et d’échanges. Les patrimoines financiers concentré vers le haut enrichissent les plus riches, les patrimoines immobiliers – gérés par les ménages américains comme un capital et une ressource financière – plus équitablement distribués occultent la moindre progression des revenus de la plupart des ménages américains. L’espoir que la mondialisation et la montée en puissance des pays émergents permettent enfin de « libérer le potentiel » de ces populations. D'une crise à l'autre... Ces nouvelles obligations sont à leur tour négociables sur le marché des obligations, et achetées par d’autres structures dans la chaîne de la contagion, ce sont les «collateralized debt obligations» (CDO). Toutefois, ce groupe solidaire se trouve devant le dilemme de faire assumer ou pas aux contribuables l’utilisation de l’argent public pour sauver des banques privées ayant pris des risques inconsidérés. Le système financier est bien essay of love en peine de financer un immobilier ou s’accumulent mauvaise créances, surendettement d’une fraction importante des emprunteurs et défaut de paiement. Merci pour cet article qui est vraiment excellent, comme d’habitude devrais je dire (bon d’accord, il y a quelques fautes de frappe… ça fera plaisir aux (vieux) grincheux). La montée du niveau de vie, du niveau technologique et éducatif de la Chine et de l’Inde (et autres), ouvre la voie à ces talents. Depuis plusieurs années maintenant, les conflits en Afghanistan et en Iraq fournissent en effet chaque jour des enseignements en la matière qui sont analysés et diffusés dans l’ensemble du monde arabo-musulman. Pour ma part, j’estime que depuis 1992 le terme de « superpuissance » ne suffit plus pour décrire les États-Unis. Les mécanismes virtuellement aberrants de la croissance dans les déséquilibres vont placer le capitalisme américain dans une situation de plus en plus précaire. L’épargne importée en rééquilibrant les comptes extérieurs des USA et le dollar permet aussi de combler les besoins de financement des investissements du pays. Pouvait-il en être autrement ? Mais compte tenu de la propagation des risques qu’occasionne le nombre théoriquement infini des transactions (vente, cession), cette norme n’a pas manqué d’amplifier la volatilité des résultats financiers et celle des cours. Il en a résulté des effets positifs sur la valeur des actions qui ont repris quelques couleurs après la dégringolade de 2008. La reprise est à crédit, la croissance endogène à l’économie est faible. La baisse générale du loyer de l’argent a en effet pour effet d’accélérer et d’encourager ce processus ; il ne suffit pas de générer un système économique dépendant d’un crédit extérieur (épargne importée couvrant pour partie les investissements et les besoins d’épargne du marché financier ), il faut encore que l’argent prêté et emprunté ne soit pas cher. Vos textes sont assez long et vous avez une activité professionnelle et une vie personnelle à côté : on sent que les textes sont écrits « nez sur le guidon » encore en pleine digestion de la masse énorme d’informations que vous absorbez. C’est qu’en effet dans un tel système, la consommation croissante de produits matériels et de services fournit à l’économie nationale des débouchés croissants. Le retour à la normal entraîne une réduction de l’épargne importée qui est un des ressort de la hausse des prix des actifs et de la formation du sur-crédit. Védrine pour décrire la puissance américaine correspond bien aux phénomène que vous décrivez : le terme « hyper » renvoie à l’idée de démesure, d’anormalité, les déséquilibres portant en eux une faiblesse, par opposition à la superpuissance, synonyme de force maîtrisée. De la même manière, essays about dreams elle doit agir en faveur du regain de confiance des ménages qui voient leur pouvoir d’achat se détériorer, prendre des mesures incitatives pour la création d’emploi, comme elle doit faire face à la poursuite de la contraction du marché immobilier et compenser les pertes d’emplois qu’elle a induits. Le fait qu’une baisse de la valeur du USD « appauvrisse » mécaniquement les autres pays, et que les autres pays payent en quelque sorte pour l’incurie des USA… – La politique monétaire chinoise et de certains pays: en fixant la valeur du Yuan par rapport au USD, à une valeur encourageant les exportations, la Chine a encouragé le phénomène. Le phénomène d’importation d’épargne devient explosif quand les déséquilibres des comptes extérieurs et les inégalités croissantes de revenu conduisent à une baisse du loyer de l’argent afin de dynamiser le pouvoir d’attraction du marché financier et de l’économie nationale américaine tout en entretenant le compromis national patrimonial. Le problème sociétal est patent. C’était la porte ouverte à tous les abus, une tentation à laquelle aucun pays n’aurait pu résister. GEAB N°12), jusqu'à la fin 2009. Moins la base productive des USA produit valeur et marchandise en quantité suffisante pour que les USA soient à l’équilibre de leurs comptes extérieurs, plus le système financier doit s’accroître pour refinancer l’économie nationale américaine. On ne saurait toutefois réduire l’impuissance présente des USA à un effet systémique. L’emploi excessif et démesuré des instruments financiers et de l’ingénierie financière (appliquant à outrance des modèles mathématiques complexes) ont créé des produits dotés d’une capacité à disperser les créances bancaires sur l’ensemble du globe puisqu’ils peuvent aussi transformer des crédits immobiliers en valeurs mobilières. C’est une nouvelle forme de dépendance générant un aveuglement sur l’Etat de l’économie réelle et de la richesse produite par les USA. Vente de la dette sur le marché américain et étranger et substitution d’un endettement public à l’endettement privé pour générer de la croissance. Cet emballement se situe à la fin des années 90 quand les déficits extérieurs se creusent et que le coût du crédit baisse. L’investissement suivant la consommation, la croissance tourne à plein régime et la productivité paraît excellente. It was published by « La Vie Economique » on the 16th of May 2008. Faut-il alors sortir la titrisation des salles de marché (où elle est traitée comme valeur mobilière) et la placer sous le joug des départements des marchés de capitaux (où elle est traitée en tant que créance), ou bien faut-il carrément l’abandonner, comme le suggèrent certains conservateurs ? C’est ainsi que l’épargne importée permet d’ajuter les besoins d’investissement du pays à l’épargne nationalement disponible. La correction et le retour à la réalité se font alors d’eux même, avec leur lot de misère… – Le statut de « monnaie de réserve » du USD est une aberration. Ensuite débutera la phase dite de « décantation » (cf. Bien cordialement. La FED a simplement gagné du temps, elle n’a apporté aucune réponse articulée solide à la crise de l’économie financière et de l’économie réelle. Bernanke semble avoir bien compris l’économiste J. It is absurd! Les Américains ont sans doute vécu dans des illusions de richesse, mais ces illusions sont aussi des productions sociales mensongères. L’investissement serait plus faible si l’épargne importée n’existait pas. On ne pourra pas s’en sortir sans des mesures protectionnistes ou plutôt de « rééquilibrage » des échanges. Up till now, I still notice that they didn’t yet do it! Pour ce qui concerne ce post, notamment sur la perte de leur base productive par les USA, j’ai toujours trouvé intéressant qu’une des plus belle réussite industrielle et technique américaine de ces dernières années, à savoir APPLE, soit un exemple frappant du mécanisme que vous décrivez : APPLE ne produit rien, toute la production est faites en ASIE, il s’agit seulement d’un bureau d’ingénierie brillant (tant sur la plan du marketing que des logiciels) qui s’écroulerait du jour au lendemain si ses fournisseurs asiatiques cessaient de fournir leurs composants et de les assembler. Les inégalités des revenus des ménages se creusent de même que la valeur des patrimoines immobilier et financier, mais en apparence la plupart des Américains profitent du système. Il s’ensuivra que l’ensemble du système économique ne peut qu’être indifférent à la montée des déficits extérieurs qu’il encourage. C’est que le système financier a changé de fonction. Nous retrouvons les effets de taille exagérée de toutes les variables d’une économie rentière dissimulant un affaiblissement de la base productive du pays. Les décisions politique supposerait un courage extraordinaire alors qu’aucun consensus public ne peut être formé. Le secteur immobilier est stabilisé, les prix ne s’effondrent plus, la perte de valeur des patrimoines a été enrayée, mais il n’y a pas véritablement d’amélioration sensible de la situation. Dans un courrier précédent je vous ai demandé de redresser l’erreur commise par vos services d’édition d’articles de presse. La baisse des taux d’intérêt orchestré par la FED est en effet le signe manifeste d’un affaiblissement général de l’économie que dissimule la surcroissance entretenue par les déficits et leurs effets dopant sur l’économie nationale américaine. Nous serons ainsi conduit à expliquer pourquoi la croissance folle de la dette fédérale est une fuite en avant aux dimensions complexes. Celle-ci a été bazardée au départ pour une somme dérisoire de 236 millions de dollars à JP Morgan Chase, au prix de 2 dollars l’action. En achetant des bons du trésor, ils ont consolidé le déséquilibre. Les évolutions du capitalisme américain ne sont pas sans produire des effets heureux. Les USA peuvent se trouver au bord d’un précipice, la dépense publique, c’est un pas arrière et, peut être aussi, deux pas en avant, Le blocage tient aussi de la structure sociale dans son ensemble. Le marché monétaire, voyant ses sources se tarir par l’absence d’animateurs et d’acteurs de marché interbancaire, ceux-ci ayant perdu confiance dans la valorisation des actifs hypothécaires subprime, sollicite dans l’urgence le concours de la Fed pour l’alimenter en liquidités nécessaires au bon fonctionnement du crédit et de l’économie. La stagnation est attendue, rien ne dit qu’elle ne se transformera pas en récession ou pire encore. La pondération que ces transactions subissent est proportionnelle à la dose de risque qu’elles- mêmes génèrent en amont et en aval de chaque acquisition par ces mêmes entités qui constituent les maillons de la chaîne. Je ne sais pas où vous trouvez le temps pour nous faire partager toutes ces informations mais ce que vous écrivez relève carrément de la mission de service public 😉 L’article est très difficile à comprendre, il est « exigeant » pour le lecteur. Il y a un écart croissant entre la base productive ou la capacité du pays à créer de la richesse, et la sur-croissance de cette richesse qui s’avère dans les faits incapables de supporter les valeurs des patrimoines et le niveau d’endettement du pays. L’épargne nette importée doit être complémentaire de l’épargne nette nationalement formée dans une situation marquée par la surconsommation et la désépargne des ménages. Il existe encore d’autres marges de manœuvre ; il faudrait arrêter les gabegies en matière de défense, de santé ou d’énergie et repenser toute la fiscalité. On retrouve les mécanismes de formation de la dette publique qui sont le pendant d’une véritable fuite en avant visant à différer des effets les plus déstructurants de la crise. Au bout de la chaîne, si bout il y a – ou, selon l’expression, du serpent qui se mort la queue – la spéculation excessive finit par affecter sévèrement les acquéreurs de maisons à revenus moyens, qui se trouvent dans l’incapacité de rembourser – pour des raisons de perte d’emploi – des crédits exorbitants dès que l’incident de défaut de paiement se produit et vient taper à leur porte. Les Américains les plus aisés (10 % de la population en comptant large, 2-3 % de la population en étant simplement réalistes) n’ont aucun intérêt à changer de modèle de croissance. Quant on repense à ce que ce pays a su accomplir, notamment sur le plan technique, durant la seconde guerre mondiale et jusqu’aux années 70, on ne peut qu’avoir l’impression d’un immense gâchis. Tout d’abord, merci pour cette nouvelle analyse à la fois très longue et très complète et pour le travail effectué. Les opérateurs de marché, dotés d’un flair aiguisé en matière monétaire, ont vite décodé le signal émis par cette banque d’affaires qui a sciemment et intelligemment dissimulé son jeu. On retrouve le mécanisme d’alignement vers le bas de l’emploi, de soutien de la demande aux frais du crédit public. L’épargne importée est toute prête à générer un gonflement du système de crédit et la formation de sur-crédit car elle a dissocié de l’économie productive les facteurs de stimulation de la croissance. C’est le second effet de décrochage dont le feed-back est la surconsommation des ménages tirant la croissance, l’investissement, la hausse des productivités. La mise en perspective historique de la crise est nécessairement sommaire, elle est une reconstruction du passé sur la base des phénomènes de crise . Personnellement, je préférais le terme d’hypopuissance pour caractériser une puissance aussi grosse que faible. Ce système, imposé par la globalisation des affaires et du commerce, a été retenu dissertation crise economique 2008 par l’ensemble du phd thesis database canada système financier international. Ce pays constitue en effet un bon exemple de ce qui attend les Etats-Unis, et également le Royaume-Uni. Les USA sont-ils condamnés à se confronter à des difficultés majeures dans les mois ou les trimestres qui viennent. Les pouvoirs publics peuvent dans une telle configuration éviter l’effondrement, mais ils ne peuvent pas relancer la croissance car les mécanismes de croissance dans les déséquilibres se retournent contre eux. D’un autre coté, les jeunes de ma génération ont du mal à envisager sérieusement qu’une grande guerre puisse éclater de nouveau… Or s’il y a bien une chose que nous apprennent l’Histoire et la génétique, c’est que la guerre est tout sauf « rare » et « peu probable ». Une mécanique catastrophique se met alors en place. Il ne suffit pas que dans un vaste mouvement moutonnier l’ensemble des investisseurs se précipite sur une dette souveraine à risque, il faut encore qu’ils en abaissent le coût pour encourager son creusement. Les États n'ont pas hésité à creuser leurs déficits pour sauver les banques et ranimer leurs économies à la peine. La mise à jour de la situation réelle du pays entraînerait en effet une crise idéologique sans précédent depuis les années 30. La base productive américaine s’affaiblit, mais dissertation committee ethics les Américains semblent collectivement s’enrichir. Il ne s’agit plus pour les pouvoirs publics que de relancer la machine au prix de déficit public intermédiaire. L’épargne importée et le surcrédit ont tiré le PIB des USA vers le haut de manière artificielle. Les investissements d’avenir ne se feront qu’au prix d’une répartition nouvelle des revenus et des ressources nationales. On peut d’ailleurs constater, et ce malgré les oppositions américaine et britannique, que le reste du monde est parvenu à imposer (certes péniblement) à Israël un arrêt de la destruction des infrastructures publiques et privées du Liban. C’est ainsi qu’une base productive affaiblie – parce que remisée en seconde place dans les priorités d’un capitalisme globalisé et financiarisé – se trouve dépendre de capitaux étrangers pouvant prendre la forme d’IDE ou de fourniture de capital-argent. 2° Les ménages entretiennent une illusion de haut niveau de vie en cessant d’épargner et en consommant. Je partage par ailleurs la remarque de cadix (mais pas son pari et son style lapidaire) sur la difficulté qu’il peut y avoir à lire certains de vos posts en raison de soucis de syntaxe et d’orthographe. A partir des années 80, les USA perdent encore plus fortement leurs industries au profit des services. Quant à la volonté d’emprunter des américains pour financer leur logement elle reflète ponctuellement l’état du marché de l’emploi, la volonté d’épargner et de se désendetter typiques des temps de crise, elle traduit aussi une crise de la gestion patrimoniale des logements dont les prix croissant ne peuvent plus être entretenue par des GSE ayant opéré aux limites de la faillite technique et souvent hors de la légalité. En ce qui concerne l’Education, il existe un grand espoir. En effet, ce système fait prévaloir une nouvelle norme comptable qui valorise les actifs des banques au prix de marché. La crise des subprimes trouve ses racines dans le nouveau système de comptabilité financière internationale et les normes de communication financière qu’elle introduit (International Financial Reporting Standards – IFRS). Et comme elle est gratuite – le solde des IPD est toujours en faveurs des USA – elle produit un effet paradoxal. Le PIB réel ne s’accroît plus d’un trimestre sur l’autre que de 1,3 % au T-2 2011 contre 0, 4 % au T-1 2011. Mais avant de jouer cette fonction, l’épargne importée a transité par le système financier dont elle fournit une partie des ressources. Elle permet simplement d’éclairer les blocages contemporains de la nation américaine face à ce qui sera sans doute la première grande crise du XXI° s. On peut désormais se demander si l’innovation financière et les produits dérivés qu’elle a générés n’ont pas atteint leurs limites. Notre but n’est pas de faire la synthèse des panoramas de l’économie américaine. La banque centrale américaine, en prêtant son concours à l’économie dès l’été 2007, a clairement arbitré en faveur du soutien à la croissance au prix du risque de renforcement des pressions inflationnistes. Dans le même temps, la situation dégradée de l’emploi leur a permis d’imposer de très faible progression de salaire. C’est un édifice vermoulu que la croissance de la dette publique soutient. Je ne crois pas à la suprématie militaire des USA, l’organisation de leur force et leur structure de commandement ne sont gère plus convaincantes que le reste. A titre amical, je pense qu’il y a sans doute matière à être plus synthétique sans pour autant nuire à l’exhaustivité de vos arguments. Comment expliquer qu’un segment particulier du marché hypothécaire global, à savoir les subprimes – quoique comportant des risques majeurs – soit capable de déclencher une spirale d’enjeux économiques de taille affectant dans son parcours les marchés des taux d’intérêt, des changes (le dollar par ricochet), du crédit et celui des actions ? Merci de cette précision et de cette leçon : toujours revenir aux textes. Les mécanismes de la crise actuelle se mettent en place dès lors que les déficits commerciaux s’emballent. Ce serait remettre en cause les intérêts des USA, intérêts étroitement confondus avec une structure économique qui profite de manière très inéquitable à tous les Américains. La stagnation paraît l’emporter sur la croissance. En effet, Bern Bernanke est un expert de la crise de 1929 pendant laquelle les autorités monétaires ne prirent pas des mesures urgentes de sauvetage des banques de Wall Street, ce qui provoqua des faillites en chaîne de l’ensemble du système financier. Le secteur privé est dès cet instant en marche vers l’insolvabilité absolue qu’illustre le niveau d’endettement très élevé des acteurs économiques privés à la veille de la crise, cette inégalité est d’autant plus forte que les revenus des ménages sont très inégaux. Une redéfinition de l’insertion des USA dans le commerce et la division internationale du travail impliquerait de mettre en place des tarifs et quotas protecteurs. Telle est la cause de l’Insolvabilité nationale des USA qui ne pouvait manquer de causer une crise fondamentale du système économique américain globalisé et financiarisé. La violence de cette dissociation résulte d’un jeu d’écart croissant entre les réalités d’une économie américaine affaiblie et les illusions de croissance et de richesse que cet affaiblissement a paradoxalement généré. Un peu comme s’ils donnaient d’avantage d’alcool à un alcoolique. La première raison, c’est bien évidemment les choix faits depuis 30 ans. Védrine devrait admettre qu’il s’est un peu planté, ça arrive à tout le monde. Quand ces mécanismes subverstissent la sphère financière, l’épargne importée gratuite donne naissance à un crédit sans contrepartie d’épargne réelle et à un surendettement. Je partage les remarques de certains sur la syntaxe et l’orthographe. Par ailleurs, le coût de transaction s’amplifie à chaque opération et gonfle fictivement la valeur du titre. Le système financier se trouve alors obligé de devenir une machine à refinancer la surconsommation de produits étrangers, la préservation du dollar est à ce prix. L’alerte d’août 2011 témoigne de la profondeur des craintes, dette publique insoutenable à terme et croissance pouvant ralentir ou chuter ont brusquement mis en avant l’irrésolution de la crise au terme de 3 années de creusement des déficits publics. C’est ainsi que les CDO génèrent sur le marché des actifs d’autres obligations. Précision : Les évolutions actuelles dans les domaines financiers, monétaires et économiques, notamment les déficits américains croissants, l’émergence de l’Euro comme alternative partielle, la dépendance commerciale et monétaire immense des Etats-Unis vis-à-vis de certains de ses plus féroces concurrents comme la Chine, ne permettent en aucun cas d’invalider un tel scénario. Elle est au final incapable de voir les pièges qu’elle met sur sa route ; quand une crise structurelle survient, elle n’a pas d’alternative réaliste. 2. L’écart qui se manifeste porte sur la valeur des patrimoines financiers et immobiliers qui bénéficient avec l’épargne importée d’un effet de levier. Aussi, les market makers, en possession de titres représentant une grande masse de capitaux, dont ils ne pouvaient identifier les vrais porteurs de risque (institutionnels et entreprises), avaient décidé par méfiance de ne plus recourir au marché interbancaire pour leurs besoins de liquidité quotidienne. L’arrêt de la baisse des prix sous l’action de la FED est donc une intervention qui retarde des alignements inévitables des prix immobiliers sur le revenu des ménages américains alors que le devenir de l’économie paraît à tout le moins traduire un retour aux réalités les plus élémentaires de l’économie politique. L’ampleur du réalignement est susceptible de générer une dépression car la limite inférieure de la contraction de l’économie ne peut être fixé en raison d’une croissance qui a procédé dans des déséquilibres. En effet, le sauvetage de Bear Stearns a renforcé les craintes des marchés d’une crise systémique où les banques s’effondreraient les unes après les autres comme des dominos. Nous sommes loin d’une hyperpuissance. La corrélation est exemplaire depuis les T-1 et T-2 2011. Dans votre conclusion, vous évoquez à juste titre le dumping des pays émergents comme un des principaux problèmes à résoudre et là je vous rejoins entièrement. C’est tout le système financier qui ne peut plus jouer la carte de la valorisation des patrimoines immobiliers afin de soutenir une consommation pied au plancher des ménages tirant l’investissement et, partant, la croissance vers le haut. Certaines élites pourraient même préférer cela à la taxation et à la remise en question de leur niveau de vie… Sans être paranoïaque, mieux vaut ouvrir l’oeil… leur système éducatif qui se dégrade (désaffection des sciences et , plus spécifique aux USA, une grande proportion des thèses dans les domaines technologiques est soutenue par des étrangers qui restent de moins en moins souvent aux USA comme les conditions s’améliorent dans leur pays d’origine notamment). Une maxime de conservation semble inspirer les défenseurs d’un modèle libéral de croissance à bout de souffle : rien changer pour ne rien changer. Son action s’inscrit dans la recherche rapide d’une solution de taille, sachant que le problème posé est de taille aussi. Il a d’ailleurs des problèmes avec Samsung actuellement car celui-ci maitrisant toute la technologie souhaite évidemment ne pas se contenter d’être sous-traitant de Apple pour les tablettes et autres téléphones 3G et pouvoir utiliser aussi d’autres OS telles qu’Android pour d’aitres séries de ces engins. La sortie de crise des années 70 a rencontré ses limites. Il reste à l’état à soutenir la demande par des transferts sociaux massifs. Les dernières estimations de l’évolution du PIB des USA permettent de parler d’échec des mesures de relance aux USA. C’est l’économie réelle qui assure leur valorisation, et cette économie réelle paie depuis 2008 durement ses déséquilibres et sa surcroissance. Ça doit être l’école Mitterrand. Terme trop connoté à la guerre froide et trop exclusivement militaire, alors que la suprématie américaine d’aujourd’hui s’exerce aussi bien sur l’économie (a), la monnaie (b), la technologie (c), les domaines militaires que sur les modes de vie, la langue et les produits culturels de masse qui submergent le monde, modelant les pensées fascinant jusqu’aux adversaires des États-Unis. Hypothèse 1 : La période actuelle traduit notamment la fin de l’ordre du monde instauré après la Seconde Guerre Mondiale. Si vous cherchez des volontaires dans ce domaine, n’hésitez pas à me solliciter. Ce sont les classes dirigeantes qui ont profité de l’affaiblissement des USA, elles se sont enrichies à mesure que les USA perdaient en puissance relative. Il n’est plus un moyen se socialiser l’épargne et d’affecter les ressources. Nous ne pouvons qu’esquisser cette explication en faisant converger tout un ensemble d’éléments explicatifs. Les prix immobiliers ont été tirés vers le haut , comme tous les prix des actifs, par de l’épargne importée et un sur-crédit croissant durant toute la décennie procédant la crise. Je me référais à un entretien donné par Védrine qui tendais à glisser vers l’interprétation que les médias américains avaient donné à son concept. Le niveau d’endettement de tous les acteurs économiques – administrations publiques exclue – monte sur fond de gonflement de la valeur de l’ensemble des patrimoines détenus. La croissance ne peut exister que dans des déséquilibres des comptes extérieurs qui gonflent le PIB. Les structures objectives de la croissance dans les déséquilibres ne permettent plus un rétablissement d’équilibre sur une base nationale, l’effondrement est inévitable. M. La valorisation des actifs financiers ne peut dépendre durablement d’opération ponctuelle de QE. Evidemment, les pessimistes pourraient mentionner que dès que l’Etat est ruiné, pour détourner la colère populaire et annuler les dettes extérieures « rien n’est mieux que la guerre ». L’épargne importée net vient se fondre avec les sources d’épargne qui abondent le système financier : consommation de capital fixe des entreprises, épargne des ménages, profits nondistribués. Le second scénario, intitulé « Un état israélien durable, partenaire d’un monde arabe en voie d’intégration régionale » explore le potentiel d’une rupture radicale de la politique israélienne avec celle suivie ces dernières années, afin s’adapter aux nouvelles contraintes pesant sur le Moyen-Orient. Encore un mot, nous allons parler de surcrédit et de surcroissance sans fournir les graphiques habituelles, ils sont dispersés dans les panoramas faits en juillet-août. En revanche, ils ont fourni des liquidités à un marché déjà très liquide en raison de la contraction du crédit. Le résultat de cette situation va être une lente érosion de la base productive des USA. Ce sont ces déséquilibres qui jouent contre el redémarrage de l’économie. Le solde des IPD (Intérêt, Profit et Dividende) restant en faveur des USA, le solde net des capitaux ou des flux financiers permet aux USA d’importer une épargne nette gratuite en volume croissant, le pays refinance ainsi le déficit de sa balance des paiements. L’administration Obama cherche à relancer une croissance en valeur de l’économie américaine en substituant provisoirement le crédit public aux mécanismes de croissance dans les déséquilibres qui ont généré un crédit extérieur massif – épargne importée – et un surcrédit, tous deux produisant un surendettement. Plus personne ( c’est à dire une minorité infime) des grandes classes moyennes ne veut du modele précédent : enrichissement lent, et modéré dû au mérite individuel de création de valeur ajoutée réelle, confort en fin de carrière et retraite courte mais juste décente. Nous expliquerons pourquoi l’économie américaine est historiquement dans une impasse dont la croissance de la dette publique est le symptôme. Il faut donc relancer la machine à l’identique alors que ce n’est plus possible. Il faut comprendre comment l’épargne importée peut littéralement pervertir une économie nationale. Pour leur propre refinancement, ces dernières doivent émettre des obligations nommées residential mortgage backed securities (RMBS) qui sont alors achetées à leur tour par des investisseurs qui traquent des actifs à hauts rendements espérés. La croissance à crédit marque le pas en dépit de dépenses publiques cumulées depuis le début de la crise (2007-2008). En effet, les mesures d’urgence prises à la hâte pour soutenir Bear Stearns ont provoqué une onde de choc et soulevé l’inquiétude de la communauté des investisseurs et des opérateurs du marché. Ce glissement a deux effets négatifs, les services s’exportent moins bien, ils ne peuvent donc tirer l’économie vers le haut. La crise est simplement en train d’aligner les valeurs des actifs financiers sur les réalités économiques des USA, l’effet de décrochage de la valeur des actifs financiers est inévitable dans une situation où l’ensemble des déséquilibres produisent des effets vicieux. En faisant de l’épargne, les ménages alignent leur consommation sur leur revenu après la phase de consumérisme patrimonial des années 2000. Le produit d’un modèle de croissance dans les déséquilibres est de masquer et l’affaiblissement de la base productive américaine qui ne crée plus assez de valeur et de produit matériel servant de base à une croissance saine. D’un autre coté, il existe encore beaucoup de solutions non conventionnelles: nationaliser les banques, taxer à mort et internationalement le système financier, les nantis et les paradis fiscaux, négocier avec la Chine un accord de développement en échange d’annulation de dette (technologies et équipements high tech)… Un retour à l’équilibre douloureux, mais pas forcément catastrophique. Ce sont les déficits commerciaux croissant, pourtant signe d’une perte de compétitivité de l’économie américaine, qui vont générer des mécanismes favorables à la croissance en volume d’une économie américaine tirant parti du dollar. Bravo pour cet analyse vraiment fouillée (et aussi pour toutes les autres, car je vous suis depuis longtemps). Telle est la situation actuelle des USA affectés par une crise de sa dette souveraine conjuguée à la tentation d’un QE3 de la FED. La force du marché financier américain est de réussir depuis les années 70 à faire entrer suffisant de capitaux nets (entrée moins sortie de capitaux) pour rééquilibrer la balance des paiements (commerce, service, revenu des capitaux, transfert sans contrepartie). Comme je suis l’auteur de cet article, je vous ai demandé d’y apporter ma signature en bas de page et mettre mon nom. Les ménages les plus aisés bénéficient du gonflement des valeurs financières, le gros des ménages jouit d’une augmentation de la valeur des biens immobiliers. Si ces choix ont créé une richesse en partie artificielle pour les USA, changer le modèle de croissance s’avère extraordinairement difficile. Or c’est l’inverse qui va se produire. Le problème est que les USA sont un pays autant une économie nationale qu’une économie monde en raison de leur poids et de leur place dans la production, les échanges et les flux financiers mondiaux. A ce niveau de reproduction continue de titres, l’ingénierie financière bat son plein. Les investissements nets d’un pays se divisant en investissements résidentiels, investissements publics et investissements productifs, l’épargne importée couvre pour partie une part de chacun des investissements nationaux du pays. Il s’ensuit qu’une remise en cause de la globalisation et de l’Utopie des marchés ouverts – sensés allouer au mieux les ressources – est strictement impossible. Ce sont les crises qui en régime capitaliste permettent des transformations de fond, la démocratie est impuissante quand une structure économique et sociale d’un pays et l’insertion d’une économie dans les échanges mondiaux se mettent à « turbuler ». « Le premier grand problème concerne en premier lieu le rôle et la place des États-Unis et leurs relations avec l’Europe. Tant que la somme d’épargne brute nationalement disponible est égale aux emprunts nets du marché financier, la quantité de dette formée à l’intérieur (dette financière) et à l’extérieur du marché financier (dette des acteurs économiques non-financiers) est encore « saine ». Les entreprises américaines n’ont pas cessé d’investir, mais elles ont avant tout cherché à rationaliser leur production afin d’augmenter leur ouput en consommant moins de travail. Il est donc difficile de les faire à nouveau consommer. Mais on peut déjà se faire une idée de l’évolution à venir en regardant l’Islande que notre équipe suit à la loupe depuis début 2006. Cette corrélation avait déjà été constatée en 2010, elle exerçait des effets de ralentissement avec une moindre acuité. Les USA abandonnent dissertation crise economique 2008 les productions de biens de consommation aux pays étrangers et renoncent au socle de croissance des « trente glorieuses » au profit d’une base productive affaiblie, c’est la condition d’un retour définitif vers à la rentabilité du capital et de la modération salariale qui l’accompagne. Suite au comportement feutré et discret de la banque Stearns, le doute s’est propagé et a fini par affecter négativement l’ensemble des portefeuilles de crédits hypothécaires subprimes. Mais ces transferts posent problème. Une réforme fiscale est indispensable, les revenus les plus aisés devraient contribuer lourdement à sortir le pays d’une crise dont les tenants leur ont été si longtemps profitables. La question nucléaire posée par l’Iran en est un exemple plus sophistiqué que la capacité de résistance du Hezbollah ; mais fondamentalement il s’agit de la même tendance. La suite, on la connaît ! Nous pensons en effet que la reprise est dorénavant hautement improbable. Politiquement et économiquement ils sont comme vous le dites dépendants de cela. Le risque sur la dette souveraine résulte de ce mixte d’intérêt borné, de représentations idéologique fermée, de mystification collective et d’illusions bienfaisante. Elle génère du surcrédit en raison de sa gratuité. Elle permet au système financier de se financer sans création d’épargne nationale suffisante. Ce compromis national-patrimonial a été entretenu par les pouvoirs publics qui ont soutenu le maintien à des niveaux élevés de la progression des prix immobiliers depuis le début des années 70. Le concept d’hyperpuissance forgé par H. C’est le cas dès le milieu des années 90. L’ouverture accrue des marchés nationaux à la concurrence mondiale et la liberté de mouvement des capitaux vont fragiliser le monde du travail et imposer aux USA une modération salariale. Les perspectives d’une économie réelle en stagnation et les interrogations sur la dette souveraine ont entraîné un dévissage des bourses en août 2011 qui a annulé les effets de QE1 et de QE2. Pour le dire autrement, l’ensemble des actifs financiers à valeur variable se sont lentement surévalués à mesure que les déséquilibres des comptes extérieurs se creusaient. Bear Stearns, consciente des risques majeurs que son portefeuille hypothécaire encourait depuis quelques mois déjà, et des enjeux qui accompagnaient les subprimes, a décidé de fermer deux fonds hypothécaires en sa possession en juin 2007. Toute autre politique exige des décisions tellement lourdes qu’aucun parti politique n’aurait intérêt à mettre en place, certain de perdre les élections suivantes. C’est une simple histoire de probabilité: sur une population d’un milliard d’individus, vous avez 20 fois plus de chances de voir naitre un individu talenteux (un Einstein, Mozart, …) qu’en France, par exemple. Une semaine après, et suite à une série de négociations houleuses avec les actionnaires, consacrant les modalités de la reprise de Bearn Stearns par JPMorgan, cette dernière a révisé le prix de l’action à la hausse pour atteindre 10 dollars l’action et ce, suite à la pression exercée par le personnel de la banque qui possède plus du tiers du capital, et quelques actionnaires principaux. Sur longue période, un transfert de revenu – salaire, intérêt, dividende – va s’opérer research paper on love à leur avantage avec le concours d’une fiscalité toujours plus favorable aux plus aisés, les cessions d’actifs mobiliers et immobiliers accentueront encore cet enrichissement dont la mesure est donnée par des écarts patrimoniaux croissants. En circulant comme épargne étrangère additionnelle, elle contribue ainsi à soutenir le crédit et consolide les bases de la valorisation des actifs financiers – notamment les actions – autant que de l’endettement des ménages et des entreprises financières et non-financière. Comme le crédit et l’endettement ne sont plus liés à rien, ils décrochent des capacités de remboursement effectif qui sont le produit d’une base productive de moins en moins capable de supporter un volume croissant de dette. Il insiste sur l’inefficacité des politiques de dépenses publiques qui ne peuvent soigner un mal ancien avec des mesures ponctuelles contra-cycliques. La dette souveraine et le bilan de la FED se gonflent sans produire de redémarrage de l’activité ; la croissance à crédit étale les effets de la dépression pour la transformer en stagnation ou en Krach lent. La voie des déficits commerciaux ait ainsi ouverte ; c’est un choix qui est fait, le choix d’une économie globalisée sans esprit de retour. Après tout, c’est une dépression qui s’amorçait en 2008-2009, il est concevable que l’effondrement de l’économie américaine n’ait été que retardé par le creusement de la dette souveraine. Le renforcement constant de la capacité militaro-stratégique des adversaires : Le monde arabo-musulman dans son ensemble connaît une amélioration constante de sa capacité de lutte contre les stratégies et tactiques militaires américaines, ou directement inspirées de ces dernières (comme ça a été le cas pour l’offensive israélienne de l’été 2006). Il nous paraît clair que la puissance publique – FED et Trésor – ne peuvent que tenter de substituer l’endettement public à l’endettement privé en utilisant les mêmes procédés. Le PIB en comptabilisant les transferts sociaux dans la demande des ménages (le terme personne est statistiquement plus juste) dissimule ce hiatus. C’est un pari fou ; dans les fait la crise aligne la production de valeur sur les capacités réelles d’une économie dont la base productive est depuis longtemps en déclin. La phase d'impact s'étalera ainsi sur plus de deux années à compter du point d'inflexion franchi en Avril 2007 (cf. La grande force du système financier va être de dissimuler les mécanismes d’appauvrissement relatif à l’œuvre au niveau productif. Hypothèse 2 : La Fin de la Guerre Froide a initié une déconnection objective croissante de la plus grande partie de la planète par rapport aux évolutions des phd research proposal in linguistics deux grands acteurs de cette même Guerre Froide : l’URSS et les Etats-Unis. Des années 80 aux années 2000, l’économie américaine connaît deux très longs cycles d’expansion. 1. La croissance aveugle de la dette publique n’a pas d’autre origine. Le surcrédit et l’argent facile ont encore poussé vers le haut la valeur des actifs financiers. La valeur des patrimoines immobiliers et financiers s’accroît sous l’action de l’importation d’épargne produite ailleurs. Il est donc normal que le chômage augmente, c’est le signe d’un retour à la normal du marche de l’emploi. Cette modération va se traduire par un recul des salaires dans la répartition du revenu sans pour autant que les coûts indirects du travail se trouvent abaissés. Il s’alignerait sur une consommation à son tour plus modeste, puisque tout le revenu des ménages ne pourraient être consommé sans que les entreprises finissent pas disparaître. La fête est finie. Ils portent une responsabilité écrasante dans les difficultés du pays en raison de leur cupidité féroce. Le PIB s’accroît grâce à phénomène d’endettement et de consommation excessive. Rien n’est réellement fait dans cette direction aujourd’hui ou si peu…Le vide est sidéral, il explique que la dette fédérale soit la réponse à la crise. Soit le faire lire avant publication, charge au lecteur impartial de simplement souligner ce qu’il ne comprend pas (orthographe, syntaxe, enchaînement des idées …). Vous faites une analyse, pas un article « d’opinion »: c’est en cela que le lecteur est récompensé. Espérons que les nouvelles technologies de communication et la mondialisation changent la donne… bref, je m’écarte du sujet. La surcroissance a donné l’impression d’une forte dynamique de l’économie non-financière américaine stimulant la valorisation des actifs financiers sur la base des résultats des entreprises; les soldes financiers positifs ont produit à leur tour un effet de levier sur les valeurs variables des actifs en donnant au marché américain un niveau de liquidité exceptionnelle. Les revenus dérivés du travail et du patrimoine – avec leurs effets d’enrichissement – sont incompatibles avec un changement de trajectoire de la société américaine. 1986 – Catastrophe de Tchernobyl, démontrant au monde la vétusté des infrastructures et le délabrement de toute la société soviétiques. Sachant que les produits sont devenus complexes et composés de sous composants aux origines multiples, il est difficile, voire impossible, d’établir la part de valeur ajoutée de chaque pays intervenant dans sa fabrication mise à jour qui plus est régulièrement. Dans une économie où la valeur absolue productible est nécessairement inférieure à la valeur effectivement produite par des mécanismes artificiels de croissance, la crise ne peut qu’entraîner un décrochage alignant le niveau de richesse, d’investissement, d’emploi, de revenus sur les capacités de production réelle de valeur de l’économie nationale. Le potentiel dissuasif de l’arme nucléaire israélienne est donc indirectement posé, car on peut se demander quelles puissances dans le monde soutiendraient la quasi-destruction des principales installations pétrolières mondiales et la stérilisation pour des décennies de zones concentrant d’immenses réserves d’hydrocarbures (en cas de frappes nucléaires sur l’Iran ou une autres puissance du Golfe persique). Une large fraction des entreprises et des emplois de service ont le défaut d’être moins productifs et de réclamer un travail moins qualifié, les salaires y sont donc plus bas et la création de valeur moindre. Généralement, les problèmes « techniques » sautent aux yeux. Les importations de biens de consommation garantissent en effet une aisance matérielle écornée par le ralentissement de la progression des salaires, ils sont au cœur de la modération salariale. La Fed a pris, vis-à-vis de Bear Stearns, l’engagement délibéré, quoique pris dans l’urgence, d’accorder un prêt de 30 milliards de dollars à JPMorgan Chase pour son acquisition. La dette publique s’accroît en raison d’une fermeture idéologique intimement liée à la reproduction d’un modèle de croissance en perdition. Et c’est le modèle de croissance dans les déséquilibres qui génèrent ce phénomène. La création de valeur ajoutées’est enfui en Asie ( et en partie les BRIC) La seule solution consiste en l’érosion de la valeur monétaire pendant plusieurs décennies, par l’inflation, apurement de la dette, qui sera supporté par toutes les populations et toutes les générations. Il leur faudrait en effet renoncer à des extractions de revenu très favorable (salaire, prime, clause de départ, stock-options, dividende, intérêt des placements et dividende) et à des gonflements de valeur des patrimoines générés par les cessions d’actifs ou leur valorisation spéculative. Nous pouvons dorénavant comprendre les blocages de la gestion de crise américaines et le choix d’une réponse quantitative permettant de gagner du temps : la dette souvertaine traduit une inversion des mécanismes « vertueux » de la croissance des trente dernières années. C’est ainsi que la panique a gagné les opérateurs «market makers» qui ont commencé à céder une bonne partie de leur portefeuille pour se prémunir contre toute éventualité de dérapage immédiat ou futur. Le marché mondial a connu une de ces plus fortes phases d’expansion entre 1870 et 1914 sans que les protections douanières aient été abolies pour autant. Cette épargne gratuite importée permet à une économie produisant de la valeur en quantité insuffisante de financer d’une part les actifs financiers et d’autre part les actifs immobiliers. L’épargne importée ou substitué peut être vue de deux manières. Le circuit ordinaire de la demande est rompu, introduire des transferts sociaux, c’est injecter de l’argent circulant selon des modalités nouvelles qui ne peuvent qu’exercer un effet indirect sur le niveau de l’emploi. Mais qui est dupe de cet irrationalisme de marché, l’achat de la dette souveraine des USA s’accompagne d’un renchérissement des CDS garantissant les placements en bons du Trésor américain. Les profits industriels et commerciaux vont s’établir sur un partage inégal des gains de productivité entre salaire et profit. Les efforts de la FED pour relancer le secteur de la construction et des ventes de logement ancien a rencontré un résultat tout aussi mitigé. La révision reproduite en cascade des actifs détenus en portefeuille – qui sont des produits de la «titrisation» – et nécessitant une valorisation répétée au prix du marché, ne révèle pas réellement la juste valeur des actifs, car cette valorisation puise ses bits d’information dans les appréciations et croyances collectives du moment, et dans les rapports et bulletins financiers périodiques élaborés à la hâte. Mais la situation elle même est extrêmement complexe, et nécessite des explications élaborées et argumentées. C’est pourquoi, et depuis l’été, il s’est employé à innover à plusieurs reprises contre vents et marées pour pouvoir juguler la crise. N’oubliez jamais cette maxime de Boileau : « ce qui se conçoit bien s’énonce clairement et les mots pour le dire viennent aisément ». Nous pouvons donc émettre l’assertion que le prix de marché d’un actif donné, à un moment précis, ne reflète qu’une estimation plus ou moins subjective, une croyance collective à cet instant. L’équation est simple : plus la rentabilité du capital s’accroît plus le modèle de croissance se déséquilibre car la base productive des USA s’effrite inexorablement. Dans ces conditions la croissance américaine aurait dû fléchir. C’est, avec la course au profit dont font preuve les plus riches, un des principaux défis à relever. Deux pistes s’offrent alors à vous : soit écrire le post, laisser passer quelques jours puis le relire. Le moins mauvais des diagnostiques supposent d’examiner l’action des pouvoirs publics américains et de tenter de comprendre les limites de leurs actions. Il n’en est hélas rien mais il est extrêmement difficile de faire comprendre aux citoyens d’une économie nationale rentière qu’elle a vécu au dessus de ses moyens et que le retour à la normale imposera un appauvrissement relatif de toutes les composantes de la population. La mobilité sociale ( et partant géographique) de la population américaine s’est gelée dans une course perdue d’avance à l’enrichissement individuel, car boostée par l’endettement et la bulle immobilière, deux paradis artificiels aussi dangereux que le crack et le lsd. Il y a eu consentement des élites américaines au déclin du pays et mise en oeuvre d’une croissance dans les déséquilibres permettant d’acheter la paix sociale. Le crédit opérant sur une base d’épargne nationale insuffisante et d’épargne importée ne peut alors que s’emballer car l’épargne importée gratuite vient brouiller un peu plus les relations entre création de valeur, richesse, croissance et (sur)endettement généralisé. Elle permet aussi de financer en partie les infrastructures publiques du pays et la construction des logements. Nous aurons ainsi réussi à réaliser une mise en perspective et contribué éclairer les raisons une crise dont l’issue sera au mieux une stagnation longue l’économie américaine. Si bien que la crise économique et financière de 2008 s'est muée en une crise de la dette qui a principalement frappé l'Europe et dont la tragédie grecque est l'un des derniers avatars. La moindre progression du pouvoir d’achat de 80 % des ménages va donc être compensé par un abaissement relatif du prix des marchandises entrant dans leur consommation. Et la dernière des grandes crises classiques du capitalisme. En fait, c’étaient eux qui étaient dans le vrai, pas Védrine finalement qui s’est laissé impressionné par la puissance culturelle et audiovisuelle des USA (leur seule vraie dissertation crise economique 2008 puissance restante à ce jour et plus importante que jamais à en juger par l’anglomanie linguistique qui envahit les murs de nos villes). Keynes en prenant des mesures courageuses et expéditives afin d’alimenter le marché financier de liquidités colossales.